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Publié le 9 février 2023

Trois questions à Jeannine Pilloud

Le thème des Journées des entraîneurs de cette année est «La réussite pour objectif, mais à quel prix?» À cette occasion, nous aborderons notamment le sujet du changement de culture dans le sport, avec Jeannine Pilloud pour intervenante.

Jeannine Pilloud est chargée de divers mandats dans des conseils d’administration et conseils consultatifs en Suisse et à l’étranger. Dans plusieurs organisations, elle exerce également une activité de conseil et effectue des interventions sur les processus de changement, notamment à l’OFSPO et chez Swiss Olympic. Nous lui avons posé trois questions en amont des Journées des entraîneurs des 25 et 26 octobre.

Jeannine Pilloud, qu’entend-on par «la culture dans le sport»?
La culture dans le sport désigne notamment ce que l’on peut associer à un sport ou à une culture géographique. Souvent, les caractéristiques culturelles d’un sport sont conservées indépendamment de la culture géographique du lieu de pratique. La culture peut être perceptible au travers de choix vestimentaires particuliers, de rituels spécifiques ou encore du terrain d’entraînement. Ces caractéristiques sont presque immuables et des «légendes» assurent leur pérennisation. Par exemple, il était évident que le casque protégeait le cycliste professionnel pendant sa course bien avant que le casque ne soit obligatoire. Mais il a fallu un événement extraordinaire pour que les professionnels fassent de cet objet un élément indissociable de leur sport.

Comment se produit un changement de culture?
Des études montrent que les changements de culture prennent entre 5 et 20 ans. Un changement est considéré comme rapide quand c’est un événement extraordinaire qui conduit à la remise en question des règles, de l’environnement et de son propre comportement. Les changements de culture peuvent être accélérés grâce à la recherche sur le comportement. Cette dernière permet de donner les bonnes impulsions à des groupes cibles précis afin d’arriver à un résultat durable.

Que peuvent faire les entraîneur-e-s dans ce domaine?
Ils et elles occupent une position-clé pour non seulement observer les comportements mais aussi être proactifs et influencer ces derniers de manière positive. Ensemble, ils et elles peuvent aussi, en qualité de professionnels, amener le changement dans la bonne direction avec plus d’efficacité. Très souvent, les sportifs de tous âges s’identifient à leurs entraîneur-e-s, qui peuvent alors devenir des modèles par leur comportement.

 

Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM

Formation des entraîneurs Suisse
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