Ronja Blöchlinger – une promesse d’avenir
Non seulement l’humidité et la boue, ou encore la chaleur et les chemins rocailleux, ne lui font pas peur mais en plus, elle les apprécie! Et des conditions difficiles, Ronja Blöchlinger, vététiste et étudiante en bachelor à la HEFSM, en a de nouveau connu lors de la finale de la saison au Canada lorsqu’elle a remporté le classement général de la Coupe du monde de cross-country olympique et de short track dans la catégorie des moins de 23 ans. Il faut dire que cela lui réussit plutôt bien: sur huit courses de short track, elle a raflé huit fois la première place sur le podium. Carton plein!
C’est à Macolin, devant une tasse de thé, que nous retrouvons Ronja Blöchlinger à la fois heureuse et détendue après ses grandes victoires de cette année. «Il m’a fallu un certain temps avant de réaliser tout ce que j’avais fait», explique la jeune femme qui a littéralement dominé la saison des moins de 23 ans. Pour autant, elle n’entend pas se reposer sur ses lauriers. Alors qu’elle vient à peine de recevoir une distinction fin novembre lors de la Swiss Cycling Night à Zurich, l’Appenzelloise d’origine et Biennoise d’adoption est déjà en partance pour un camp d’entraînement en Toscane avec l’équipe nationale féminine. Au programme: entraînement technique et entraînement des fondamentaux. Elle se réjouit, d’autant qu’elle vise cette année un objectif de taille: la qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Comme de nombreuses autres Suissesses, elle a déjà rempli les critères pour les Jeux mais il n’y a que deux places sur la ligne de départ… Quand on lui pose la question, elle répond: «Ce sera difficile mais pas impossible!».
Polyvalente et pleine d’énergie
Ronja Blöchlinger est une passionnée de sport. «J’aime le vélo, mais j’ai besoin de variété», dit-elle en riant. Avant de dévaler les pentes, la jeune femme a pratiqué le handball de haut niveau pendant neuf ans, jusqu’à envisager une carrière de handballeuse. Une rupture du ligament croisé a toutefois eu raison de ce projet et lui a ouvert la voie vers le VTT. L’athlète de 22 ans mise sur des entraînements multisport: musculation, ski de fond, roller, natation, jogging, escalade, vélo de course, ce qui lui permet de conserver intact son plaisir pour le VTT. Au rythme actuel d’un à deux entraînements par jour, on comprend aisément qu’elle aspire à un peu de changement. Cela vaut aussi pour sa vie privée: elle partage son quotidien avec deux colocataires, qui n’ont pas de lien avec le milieu du sport et lui ouvrent ainsi d’autres horizons. Une diversité qui lui fait du bien.
Sa première course à 5 ans
Sa famille ne possédait pas de voiture et c’est précisément ce qui l’a amenée vers le vélo. C’est à 5 ans, prenant exemple sur son grand frère, qu’elle a fait sa première course – sur un vélo à un seul plateau car elle ne savait pas encore passer les vitesses. Aujourd’hui, elle se distingue par une excellente technique de conduite et une condition physique remarquable. On dirait les montées courtes et ardues taillées pour elle tant elle s’impose sur le short track. L’issue de ces courses se décide dans les deux derniers tours et c’est là qu’il faut faire preuve de tactique et de force mentale mais aussi d’explosivité. Ronja Blöchlinger n’est pourtant pas femme à prendre trop de risques; elle connaît ses capacités et mise sur ses points forts. Et ses succès lui donnent raison!
Macolin sous toutes ses facettes ou presque
Ronja Blöchlinger connaît très bien Macolin: elle y a effectué un court stage d’école de culture générale puis y a accompli l’école de recrues pour sportifs d’élite et y réalise des tests de diagnostic de la performance en tant qu’athlète. Ce lieu lui plaît, elle y connaît beaucoup de monde et s’y sent partout chez elle, en confiance. Et son goût pour le sport lui a aussi donné l’envie d’y entamer des études de sport.
L’école de recrues pour sportifs d’élite, un tournant
L’école de recrues pour sportifs d’élite, qu’elle a accomplie en automne 2022, a constitué un virage décisif pour elle: avant, elle était étudiante et pratiquait le VTT de manière intensive; aujourd’hui, elle est avant tout athlète et cale sa dernière année d’études sur sa saison de compétition. Sous contrat avec Liv Factory Racing, elle peut pour la première fois vivre de son sport. Elle apprécie la possibilité qui lui est offerte de conjuguer études et sport ou, en l’occurrence, sport et études. On pourrait bien sûr encore mieux faire pour ajuster le programme d’études aux contraintes du sport d’élite, trouve‑t‑elle. Cela dit, elle espère en tout cas que cette possibilité existera encore après la réforme du bachelor. Car pour elle, une chose est sûre: Macolin occupe une place importante dans le sport suisse et a donc un rôle de modèle à jouer pour d’autres filières en matière de conciliation entre études et sport d’élite.
Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM
Hauptstrasse 247
2532 Macolin




