Ronja Blöchlinger: entre examens, Coupe du monde et Championnats du monde en Suisse
En plus de parcourir le monde pour pratiquer son sport, la vététiste professionnelle Ronja Blöchlinger étudie à la HEFSM à Macolin et s’apprête à vivre l’un des moments forts de sa saison: les Championnats du monde qui auront lieu à domicile, en Valais. Toujours à pleine vitesse et avec un certain sang-froid, Ronja réussit à concilier études et sport de haut niveau.
Les Championnats du monde de VTT ont déjà commencé en Valais, les premiers titres ont même déjà été décernés. Mais cela ne perturbe aucunement Ronja Blöchlinger. Peu après une séance d’entraînement de force intensif à Macolin, la jeune femme de 24 ans nous a accordé une interview, détendue mais concentrée. «Je me réjouis beaucoup de participer aux Championnats du monde chez moi», déclare-t-elle. Avant de pouvoir prendre la direction du Valais, elle devra toutefois passer un examen à la HEFSM.
Le programme de Ronja est très chargé. Elle participait encore à une épreuve de Coupe du monde aux Gets le week-end dernier, elle prendra le départ aux Championnats du monde à Zermatt et Crans-Montana le week-end prochain, et entre-temps, elle doit encore suivre ses dernières séances d’entraînement et passer un examen à Macolin.
En tant qu’étudiante à temps partiel, Ronja a appris à exploiter ses forces intelligemment. «J’essaie aussi de prendre le temps de me reposer ces jours-ci», explique-t-elle. Ces dernières années, il lui est devenu plus difficile de concilier ses études et le sport. Entre le printemps et l’automne, différentes courses de Coupe du monde sont au programme en Europe, aux États-Unis ou en Amérique du Sud. Il ne lui reste donc pas beaucoup de temps pour être à Macolin. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Ronja explique qu’au début de ses études, elle était avant tout étudiante. «À l’époque, je faisais simplement du VTT à côté», dit-elle en souriant. En 2022, elle a interrompu ses études pendant un semestre pour accomplir l’école de recrues pour sportifs d’élite à Macolin. Depuis, les choses ont changé: aujourd’hui, le sport a clairement la priorité. «C’est génial de pouvoir vivre du sport en tant que professionnelle. Mais il est plus difficile d’organiser mes études en parallèle», dit-elle. Désormais, elle ne suit plus que quelques modules à la fois. «Je procède simplement étape par étape.» Ronja trouve toujours une solution, la plupart du temps avec les enseignants concernés. Et lorsqu’elle aura obtenu son bachelor en sport, elle pourra se concentrer pleinement sur sa vie de vététiste professionnelle.
Des conditions idéales pour concilier sport et études
Ronja a fait son nid depuis un moment à Bienne. Originaire de Heiden (AR), elle vit depuis le début de ses études à proximité immédiate de ses lieux d’entraînement. «Je ne peux plus imaginer repartir. Mes amis et mon entourage sont ici, et les conditions d’entraînement sont idéales.» Les trails de VTT commencent juste en dessous de la haute école de Macolin. Ils constituent un réseau très étendu qui peut même mettre au défi des professionnels comme Ronja. «Je profite énormément des installations et de la collaboration avec Jan Seiler, expert en musculation à la HEFSM», souligne-t-elle. La région offre également d’excellentes possibilités pour s’entraîner sur route, que cela soit dans le Jura, dans la région de Berne ou dans le Seeland. Et lorsque les conditions ne permettent pas de faire du vélo en hiver, Ronja en profite pour chausser ses skis de fond à Macolin.
Plus d’impatience que de nervosité
Même à l’approche des Championnats du monde, Ronja reste détendue. «Je me réjouis beaucoup de participer à ces courses, en particulier parce que ma famille et mes amis seront là.» Pour la jeune femme de 24 ans, il s’agit certes des premiers Championnats du monde élite à domicile, mais elle n’en est pas à ses premiers Championnats du monde pour autant: en 2018, elle avait déjà remporté des succès dans la catégorie M19 à Lenzerheide. Cette fois-ci, elle a délibérément choisi de ne pas se fixer d’objectifs concrets en termes de résultats. «Bien sûr, je veux gagner chaque course à laquelle je participe.» Mais pour elle, le classement seul ne détermine pas la victoire ou la défaite. «Selon moi, l’essentiel est de pouvoir donner le meilleur de moi-même le jour J. Si j’y parviens, c’est un succès.»



