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InformationsPublié le 26 août 2022

«Munich nous a montré que nous allons clairement dans la bonne direction»

Les championnats d’Europe de Munich (11 – 21 août 2022) sont déjà de l’histoire ancienne. Adrian Rothenbühler, entraîneur d'athlétisme et collaborateur de la Formation des entraîneurs Suisse à l’OFSPO depuis de nombreuses années, était au cœur de l’action, et en partie responsable des bons résultats obtenus par la délégation suisse.

Les championnats d’Europe de Munich sont maintenant derrière nous. Quel a été pour toi le moment fort de cette compétition?
Les compétitions d’athlétisme ont été suivies par un public connaisseur et enthousiaste. J’avais rarement ressenti une telle euphorie dans un stade d’athlétisme! Les nombreux fans suisses qui ont fait le déplacement y sont aussi contribué. J’étais souvent seul dans le stade et j’ai été surpris de me faire happer ainsi par le public et de célébrer à grand cri les incroyables performances des athlètes.
Le trajet en train a été un autre moment fort. Simple et agréable. Je me réjouis d’autant plus d’aller à Paris.
Evidemment, les médailles et la dynamique de l’équipe d’athlétisme suisse ont été incroyables et les plus marquants, d’autant plus que j’ai eu la chance de contribuer à trois de ces succès.

Le format choisi, à savoir un événement multisports à la place de championnats séparés, a-t-il beaucoup changé ton approche en tant qu’entraîneur?
Non, car tous les sports étaient tout de même clairement séparés. Il n’y avait pas de contacts avec d’autres sports comme c’est le cas aux Jeux olympiques. En outre, des CE d’athlétisme, avec toutes les disciplines qu’ils contiennent, constituent déjà un gros événement.

A Munich, tu as décidé de te concentrer sur le relais ainsi que sur les courses de Ditaji Kambundji, et pas sur celles de Mujinga Kambundji. Est-ce un modèle que tu vas conserver à l’avenir ou as-tu l’intention de continuer à encadrer Mujinga pour les prochaines compétitions?
Lors de grandes manifestations, l’encadrement doit permettre à l’athlète de performer. Nous allons donc décider avec Mujinga si cette méthode lui convient ou si nous allons travailler comme auparavant. En outre, l’entraînement doit être conçu de manière à ce qu'il ne reste plus grand-chose à faire durant la compétition.

L’équipe suisse n’a malheureusement pas réussi à se qualifier pour la finale du relais 4x100m. Pour quelles raisons?
D’une part, j’ai sous-estimé la dynamique qui s’instaure lorsque l’on intègre des jeunes athlètes. D’autre part, par rapport à d’autres années, l’équipe n’était pas clairement formée, car de nombreuses athlètes courraient vite. Il n’y a donc pas eu de routine et les athlètes ne savaient pas si elles participeraient au relais ou non, ce qui a engendré de l’insécurité. Pour finir, les performances personnelles n’ont pas été au top, toutes n’ont pas été en mesure de donner le meilleur d’elles-mêmes au même moment.

Que retiens-tu de ces championnats d’Europe?
J’ai vécu de nombreuses situations incroyables durant cette semaine en tant que coach. Cela m’a à nouveau montré que l’orientation de la Formation des entraîneurs Suisse, qui mise sur les compétences transversales, va clairement dans la bonne direction. Il a beaucoup été question des infrastructures dernièrement, mais on oublie souvent qu’au final, la communication entre le coach et son athlète est primordiale. Il vaut donc davantage la peine d’investir dans les entraîneurs plutôt que dans les infrastructures. A ce sujet, je souligne que la discipline qui a obtenu le plus de succès en athlétisme ne dispose d’aucune installation permanente d’entraînement en salle… Nous n’avons pas besoin qu’elle soit parfaite mais seulement fonctionnelle et accessible en tout temps.

Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM

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