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«Beat the heat»: un projet pour Tokyo 2020

Les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo devraient avoir lieu par une température proche des 32°C avec un taux d’humidité de l’air d’environ 75%, ce qui correspond à une chaleur ressentie de 45°C. Des conditions éprouvantes qui constituent un véritable obstacle à la performance.

15.03.2017 | Severin Trösch/Christa Grötzinger Strupler

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Mesure de la consommation d’oxygène. Photo: Ueli Känzig/OFSPO 

 

Pour permettre aux athlètes de les surmonter de manière optimale, la section Sport d’élite de la HEFSM – en l’occurrence le département Physiologie du sport Endurance – mène actuellement des recherches dans un laboratoire spécial. Son objectif: acquérir une connaissance plus précise des réactions du corps humain à l’effort déployé dans un climat chaud et humide

Le département Physiologie du sport Endurance a aménagé à Granges un laboratoire appelé «Heat and Humidity Lab» (HHL), pour simuler la chaleur humide et tester les réactions du corps à celle-ci en collaboration avec des entraîneurs et des athlètes spécialistes de l’endurance chez Swiss Athletics. Il s’agit de définir avec eux les mesures les plus adéquates pour affronter efficacement les conditions particulières qui prévaudront à Tokyo, et assurer ainsi aux athlètes suisses une préparation optimale.

L’étude menée actuellement consiste à comparer différentes stratégies de refroidissement du corps. Le but est de pouvoir faire baisser la température corporelle des athlètes avant les épreuves de manière à ce qu’ils puissent absorber plus de chaleur durant la compétition ou, en d’autre termes, à ce qu’ils soient plus tolérants à la chaleur. Ce projet vise à déterminer l’influence des différentes stratégies de refroidissement sur la température corporelle centrale et à comparer la performance de course maximale des sujets, une fois avec et une fois sans refroidissement préalable. Ce faisant, il est nécessaire de simuler non seulement la température et l’humidité de l’air attendues à Tokyo, mais aussi le vent vitesse – raison pour laquelle un ventilateur spécial est installé face au tapis de course.

Hormis la température corporelle centrale et la performance de course, d’autres marqueurs physiologiques sont étudiés à Granges pour obtenir une vue aussi complète que possible des processus qui déterminent la performance d’endurance par forte chaleur. Et les chercheurs ne s’arrêteront pas là: à l’approche des Jeux, d’autres projets «brûlants» les attendent!